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	<title>Esprit d'Excellence</title>
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		<title>Le conseil en orientation : trois regards sur une exp&#233;rience</title>
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		<dc:creator>Mathilde Brugier</dc:creator>



		<description>A quoi sert un coach ou un conseiller priv&#233; en orientation ? Comment se passent les consultations ? Que peut-on en attendre ? Quelles sont les limites de la d&#233;marche ? Une &#233;tudiante, sa m&#232;re et une conseill&#232;re en orientation ont accept&#233; de raconter leur exp&#233;rience commune, qui s'est d&#233;roul&#233;e en 2010. &lt;br /&gt;La m&#232;re, Agn&#232;s Baumier-Klarsfeld : &#171; Une fa&#231;on de nous rassurer &#187; &lt;br /&gt;&#171; Je voyais que ma fille Anna h&#233;sitait beaucoup sur son orientation apr&#232;s le bac -m&#234;me si elle n'avait pas de difficult&#233; particuli&#232;re dans sa (...)


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&lt;a href="http://www.esprit-excellence.info/-Articles-divers-.html" rel="directory"&gt;Articles divers&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;A quoi sert un coach ou un conseiller priv&#233; en orientation ? Comment se passent les consultations ? Que peut-on en attendre ? Quelles sont les limites de la d&#233;marche ? Une &#233;tudiante, sa m&#232;re et une conseill&#232;re en orientation ont accept&#233; de raconter leur exp&#233;rience commune, qui s'est d&#233;roul&#233;e en 2010.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La m&#232;re, Agn&#232;s Baumier-Klarsfeld : &#171; Une fa&#231;on de nous rassurer &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Je voyais que ma fille Anna h&#233;sitait beaucoup sur son orientation apr&#232;s le bac -m&#234;me si elle n'avait pas de difficult&#233; particuli&#232;re dans sa scolarit&#233;. Voyant son embarras, je lui ai propos&#233; de consulter une orientatrice priv&#233;e. Le co&#251;t n'&#233;tait pas tr&#232;s &#233;lev&#233;, et je pensais que cela pourrait lui &#233;viter de faire des erreurs qui pouvaient s'av&#233;rer p&#233;nalisantes par la suite.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Ma fille a donc rencontr&#233; cette personne &#224; trois reprises. Elle est ressortie de ces entretiens avec une synth&#232;se de ses points forts -l'expression orale, la logique, par exemple -et quelques pistes pour un futur m&#233;tier -en l'occurrence le droit. A vrai dire, que tout ce que la conseill&#232;re lui a indiqu&#233;, nous le savions plus ou moins. Mais cela nous a permis de mettre des mots sur des id&#233;es qui &#233;taient plut&#244;t confuses ou informul&#233;es. Au fond, c'&#233;tait une fa&#231;on de nous rassurer.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Je pense que ma fille &#233;tait plut&#244;t contente de voir que nous nous int&#233;ressions &#224; son orientation. Il y a un effet psychologique de la d&#233;marche : c'est une fa&#231;on de rappeler &#224; l'&#233;l&#232;ve qu'il est important qu'il sache ce qu'il veut faire. Cela le pousse &#224; faire davantage attention, et &#224; se mobiliser. C'est un signal important. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La fille, Anna Klarsfeld (aujourd'hui &#233;tudiante &#224; Sciences Po Paris) : &#171; La d&#233;marche sert surtout &#224; valider ses choix &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; J'&#233;tais alors en terminale S, o&#249; j'avais plut&#244;t de bons r&#233;sultats. Mais je n'&#233;tais pas s&#251;re de ce que je voulais faire. L'id&#233;e de devenir ing&#233;nieur ne me tentait gu&#232;re, pas plus que celle de faire m&#233;decine... En r&#233;alit&#233;, je me sentais plut&#244;t une vocation litt&#233;raire. Mon id&#233;e &#233;tait plut&#244;t de faire une pr&#233;pa litt&#233;raire. C'est d'ailleurs ce que j'avais demand&#233; sur le site Admission post bac.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; C'est ma m&#232;re qui, me voyant en pleine incertitude, m'a propos&#233; de rencontrer une conseill&#232;re en orientation. En r&#233;alit&#233;, je crois qu'elle s'inqui&#233;tait plus que moi. J'ai accept&#233; de tenter l'exp&#233;rience -peut-&#234;tre dans l'espoir de me conforter dans mon choix.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; J'ai trouv&#233; cette conseill&#232;re assez sympathique. Nous avons discut&#233; de fa&#231;on informelle, puis elle m'a fait passer des tests, avec des s&#233;ries de questions qui se recoupaient. Ces tests m'ont permis de mettre des mots sur mes aptitudes, mes go&#251;ts... L'objectif &#233;tait de parvenir &#224; d&#233;finir cerner un profil -cr&#233;atif, organis&#233;, etc.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Dans l'ensemble, je me suis bien reconnue dans le portrait que la conseill&#232;re m'a restitu&#233;. Je suis assez litt&#233;raire, pas tr&#232;s organis&#233;e... Tout cela, je le savais d&#233;j&#224;, et je n'ai pas eu de grande r&#233;v&#233;lation.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Personne ne peut d&#233;cider de notre avenir &#224; notre place L'objectif n'&#233;tait pas non plus de d&#233;signer un ou deux m&#233;tiers pour lesquels j'&#233;tais cens&#233;e &#234;tre pr&#233;destin&#233;e. Quant aux fili&#232;res de formation, nous en avons peu parl&#233;. En r&#233;alit&#233;, ma conseill&#232;re affichait des ambitions modestes -ce qui m'a paru plut&#244;t positif.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Bref, ces trois s&#233;ances n'ont pas boulevers&#233; mes projets de vie. Mais elles m'ont donn&#233; davantage confiance dans mes projets. J'ai pens&#233; que j'avais plut&#244;t le profil pour faire Sciences Po -et c'est d'ailleurs ce que j'ai fait -m&#234;me si cela n'apparaissait pas clairement dans ma fiche de synth&#232;se.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Certes, j'aurais sans doute pu me passer de ces entretiens, car j'avais d&#233;j&#224; beaucoup r&#233;fl&#233;chi &#224; mon orientation, et mes conclusions n'auraient pas &#233;t&#233; diff&#233;rentes. Mais pour quelqu'un qui h&#233;site, c'est l'exercice peut &#234;tre tr&#232;s utile. M&#234;me s'il ne faut pas s'attendre &#224; des r&#233;v&#233;lations fracassantes. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La coach, Anne-Marie Soula, conseil en ressources humaines : &#171; Mon approche est centr&#233;e sur la personne, ses go&#251;ts et ses aptitudes &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Mon m&#233;tier, ce sont les ressources humaines. C'est par l&#224; que je suis venue, il y a une dizaine d'ann&#233;es, au conseil en orientation -qui ne repr&#233;sente qu'une petite partie de mes activit&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Mon approche est centr&#233;e sur la personne. Je cherche d'abord &#224; comprendre ce qu'un jeune aime ou n'aime pas : ses loisirs, ses activit&#233;s... L'objectif est de l'aider &#224; prendre conscience de qui il est, dans une perspective professionnelle. J'utilise des questionnaires assez classiques sur les go&#251;ts et les centres d'int&#233;r&#234;t, qui me servent de support pour travailler sur l'orientation. Autrement dit, mon propos consiste &#224; aider le jeune &#224; se situer par rapport &#224; des gens qui ont le m&#234;me profil que lui, et qui exercent tel ou tel m&#233;tier : est-ce qu'il se voit exercer ce m&#233;tier, ou non ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Concr&#232;tement, mon travail s'&#233;tale sur trois s&#233;ances d'une heure, dont une r&#233;unissant le jeune et ses parents. Le tout est factur&#233; environ 165 euros. Pour moi, il est indispensable que le jeune soit d'accord pour venir me voir. Sinon, je refuse le rendez-vous. Si le jeune ne vient que sur ordre des parents, cela ne marche pas. Les jeunes que je re&#231;ois ne sont pas forc&#233;ment en situation difficile. La plupart appartiennent &#224; la classe moyenne. Ils repartent avec quelques lignes directrices pour un plan d'action -mais pas avec un m&#233;tier bien identifi&#233; ou une formation &#224; suivre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Il existe une pression tr&#232;s forte autour de l'orientation, surtout chez les parents. Cette pression vient pour une large part du march&#233; de l'emploi. Elle est li&#233;e &#224; la mont&#233;e de la pr&#233;carit&#233;. Mais pour les jeunes, le probl&#232;me est diff&#233;rent. A 18 ou 20 ans, ils sont en plein changement identitaire. L'orientation n'est pas leur premi&#232;re pr&#233;occupation. C'est un sujet qui arrive trop t&#244;t, alors qu'ils ne sont pas encore m&#251;rs. Ce sont les parents, bien souvent, qui les am&#232;nent &#224; y r&#233;fl&#233;chir. Mais pr&#233;cis&#233;ment, leurs relations avec les adolescents sont souvent difficiles. Certains parents me disent : &#171; Nous vous amenons notre enfant parce que nous n'arrivons pas &#224; dialoguer avec lui... &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Le plus souvent, l'entretien se passe tr&#232;s bien. Mais il y a environ 10 % de jeunes qui ont la t&#234;te ailleurs, et qui ne sont pas motiv&#233;s pour r&#233;fl&#233;chir &#224; leur avenir. Dans ce cas, il faut attendre... Il y a aussi des cas plus complexes, de jeunes qui ont un r&#233;el probl&#232;me d'&#233;quilibre personnel. Cela d&#233;passe &#233;videmment le cadre de l'orientation. Enfin, il arrive parfois que l'entretien soit difficile, assez tendu...&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Le moment id&#233;al pour commencer &#224; travailler sur l'orientation, ce serait le d&#233;but de l'ann&#233;e de premi&#232;re. Cela permettrait de r&#233;fl&#233;chir pendant l'ann&#233;e, de rencontrer des professionnels... Ensuite, en terminale, il y a le bac. Mais la moiti&#233; des jeunes que je re&#231;ois viennent en terminale, souvent &#224; partir de janvier, un peu paniqu&#233;s... &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'orientation, entre stress et business</title>
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		<description>Impossible d'y &#233;chapper. Dans les rues des grandes villes, dans le m&#233;tro parisien, dans la presse, &#224; la radio, partout des publicit&#233;s annon&#231;ant Salons, publications ou &#233;v&#233;nements divers d&#233;di&#233;s aux formations ou aux m&#233;tiers. Le rituel est d&#233;sormais bien &#233;tabli : entre janvier et mars, chaque ann&#233;e, la saison de l'orientation bat son plein, notamment avec l'ouverture du dispositif Admission postbac (APB). Pour des centaines de milliers de futurs bacheliers, c'est en effet l'heure des choix avant l'entr&#233;e (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Impossible d'y &#233;chapper. Dans les rues des grandes villes, dans le m&#233;tro parisien, dans la presse, &#224; la radio, partout des publicit&#233;s annon&#231;ant Salons, publications ou &#233;v&#233;nements divers d&#233;di&#233;s aux formations ou aux m&#233;tiers. Le rituel est d&#233;sormais bien &#233;tabli : entre janvier et mars, chaque ann&#233;e, la saison de l'orientation bat son plein, notamment avec l'ouverture du dispositif Admission postbac (APB). Pour des centaines de milliers de futurs bacheliers, c'est en effet l'heure des choix avant l'entr&#233;e dans l'enseignement sup&#233;rieur. Une p&#233;riode v&#233;cue dans la fi&#232;vre par les int&#233;ress&#233;s comme par leurs parents.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Or, en quelques ann&#233;es, la m&#233;canique de ce processus a consid&#233;rablement chang&#233;. D'abord, le choix est devenu plus complexe. Pour plusieurs raisons. A c&#244;t&#233; des grandes fili&#232;res universitaires, une multitude d'&#233;coles et d'institutions sp&#233;cialis&#233;es - en communication, en gestion, dans le param&#233;dical, dans le design, la mode et la cr&#233;ation... -ont vu le jour. Ce n'est pas tout. &#171; Pour certaines fili&#232;res traditionnelles comme les &#233;coles d'ing&#233;nieurs, beaucoup de nouveaux concours d'entr&#233;e sont apparus ces derni&#232;res ann&#233;es, rel&#232;ve Sophie de Tarl&#233;, auteur du guide &#171; Admission postbac, mode d'emploi &#187; (&#233;dit&#233; par L'Etudiant). Outre la voie royale des classes pr&#233;paratoires, il y a de plus en plus de concours postbac, chacun avec ses modalit&#233;s propres. &#187; Et les &#233;coles de gestion prennent le m&#234;me chemin. Ajouter les passerelles toujours plus nombreuses entre fili&#232;res. Sans oublier les clivages entre universit&#233;s et grandes &#233;coles ou entre priv&#233; et public - avec les statuts &#171; interm&#233;diaires &#187;. R&#233;sultat, &#233;l&#232;ves et parents finissent par s'y perdre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D'autant qu'ils ont le sentiment d'&#234;tre livr&#233;s &#224; eux-m&#234;mes. Le syst&#232;me public d'orientation s'av&#232;re en effet peu performant. Les fameux &#171; copsys &#187; (conseillers d'orientation-psychologues), souvent montr&#233;s du doigt, connaissent mal le monde de l'entreprise. Et surtout, pas assez nombreux, ils ne peuvent r&#233;pondre aux besoins de tous les &#233;l&#232;ves. Rien d'&#233;tonnant, dans ces conditions, si les lyc&#233;ens comptent en priorit&#233; sur leurs parents (67 %) pour les aider &#224; faire le bon choix, selon un sondage r&#233;alis&#233; par Harris Interactive pour l'Onisep. La famille arrive bien avant les documents fournis par l'&#233;tablissement (32 %), les enseignants (28 %)... et les conseillers d'orientation (20 %) !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La cr&#233;ation du dispositif APB en 2009 marque pourtant un progr&#232;s. Auparavant, il fallait faire la queue &#224; la rentr&#233;e devant les bureaux d'inscription des universit&#233;s. D&#233;sormais, chacun peut postuler librement &#224; son universit&#233; pr&#233;f&#233;r&#233;e, depuis son domicile. Encore faut-il bien comprendre la logique du syst&#232;me, savoir hi&#233;rarchiser ses voeux. Et, surtout, &#234;tre capable de r&#233;fl&#233;chir &#224; ses choix plusieurs mois avant le bac.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;L'angoisse du d&#233;classement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais un autre param&#232;tre change la donne : la crise. Avec elle, avec la mont&#233;e du ch&#244;mage et l'angoisse du d&#233;classement, les familles - en particulier les plus ais&#233;es -ont tendance &#224; &#171; surinvestir &#187; dans l'&#233;ducation et donc dans l'orientation des jeunes. Cons&#233;quence, un v&#233;ritable stress autour de ce rendez-vous annuel. D'autant qu'une erreur d'aiguillage para&#238;t lourde de cons&#233;quences - et souvent co&#251;teuse financi&#232;rement. &#171; Les parents s'inqui&#232;tent &#233;norm&#233;ment. Et les jeunes h&#233;ritent de leurs angoisses, t&#233;moigne Mustapha Ben Kalfate, codirecteur de PGE-PGO, une pr&#233;pa priv&#233;e aux admissions parall&#232;les qui compte 900 inscrits, &#224; Paris et Nice. Certains n'h&#233;sitent pas &#224; adopter des strat&#233;gies sophistiqu&#233;es, de type billard &#224; trois bandes. On voit des &#233;tudiants qui partent trois ans &#224; Londres pour pouvoir ensuite s'inscrire aux concours internationaux d'HEC, de l'Essec ou de l'ESCP Europe... &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans le m&#234;me temps, l'information sur l'orientation est devenue plus abondante que jamais. D'abord avec la mise en orbite, longtemps attendue, du grand service public de l'orientation (SPO), dot&#233; d'un site Internet (orientation-pour-tous.fr) et d'un service t&#233;l&#233;phonique gratuit (08 11 70 39 39). Le tout sera compl&#233;t&#233; peu &#224; peu par une s&#233;rie de services locaux labellis&#233;s. Parall&#232;lement, sites Web d&#233;di&#233;s, dossiers dans la presse, livres, tests en ligne, Salons, journ&#233;es portes ouvertes et &#233;v&#233;nements en tout genre se multiplient &#224; grande vitesse. &#171; Il y a aujourd'hui beaucoup plus de moyens de s'informer qu'il y a quelques ann&#233;es, constate Manuelle Malot, directeur carri&#232;res et prospective &#224; l'Edhec. Cela favorise moins la reproduction sociale. &#187; Probl&#232;me, toutefois : cette avalanche d'informations finit par cr&#233;er l'effet inverse de celui qu'on vise. Loin de rassurer, elle contribue &#224; entretenir la pression et l'anxi&#233;t&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Un march&#233; florissant&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Les classements d'&#233;coles, par exemple, ont un poids excessif. Cela conduit &#224; des situations absurdes, estime ainsi Agn&#232;s Baumier-Klarsfeld, de l'Insa Toulouse, une &#233;cole d'ing&#233;nieurs qui a mis en place un syst&#232;me d'orientation progressive pour ses &#233;l&#232;ves. Certains sont orient&#233;s vers telle ou telle &#233;cole uniquement parce qu'elle est prestigieuse, sans que soient pris en compte leurs go&#251;ts ou leurs centres d'int&#233;r&#234;t. C'est un g&#226;chis humain et cela co&#251;te cher &#224; la collectivit&#233;. &#187; On finit par perdre de vue les principes de base de l'orientation : &#171; Il faut s'int&#233;resser aux aptitudes de l'&#233;l&#232;ve, &#224; ce qui le motive r&#233;ellement et aux d&#233;bouch&#233;s potentiels, rappelle Manuelle Malot. Tout le reste est secondaire. &#187; Autre effet pervers qui pointe : les jeunes (et les parents...) se focalisent avant tout sur les formations et s'int&#233;ressent moins aux m&#233;tiers et aux d&#233;bouch&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les lacunes de l'orientation publique, conjugu&#233;es &#224; l'inqui&#233;tude par rapport &#224; l'avenir, ont favoris&#233; l'&#233;closion d'un v&#233;ritable business, sur lequel prosp&#232;rent des groupes sp&#233;cialis&#233;s dans l'information &#233;tudiante. Avec deux acteurs principaux : L'Etudiant et Studyrama, qui organisent (entre autres) plusieurs dizaines de Salons chaque ann&#233;e. L&#224; o&#249; l'on se contentait autrefois d'un bref &#233;change avec un conseiller d'orientation-psychologue (pas toujours efficace, il est vrai...), on d&#233;pense aujourd'hui couramment plusieurs dizaines d'euros dans des tests en ligne ou l'achat de guides d'orientation.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sans compter que de nouveaux acteurs arrivent sur le march&#233;. C'est le cas des sp&#233;cialistes du soutien scolaire. Acadomia, leader du secteur, a ainsi cr&#233;&#233; une gamme de services autour de l'orientation : test en ligne (39 euros), module de trois heures (89 euros) et m&#234;me, pour les plus exigeants, &#171; bilan d'orientation &#187; approfondi, avec une quinzaine d'heures de face-&#224;-face, sur le mod&#232;le du bilan de comp&#233;tences (389 euros, &#171; mais d&#233;ductible des imp&#244;ts &#224; hauteur de 50 % au titre des services &#224; la personne &#187;, souligne-t-on chez Acadomia). &#171; En r&#232;gle g&#233;n&#233;rale, nous ne souhaitons pas faire de l'orientation une activit&#233; &#224; part, pr&#233;cise cependant Philippe Col&#233;on, le directeur g&#233;n&#233;ral. Le plus souvent, elle fait partie int&#233;grante de notre mission d'accompagnement des &#233;l&#232;ves. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Autre nouvel entrant, les cabinets de coaching, qui placent la barre encore plus haut : leurs prestations peuvent se facturer jusqu'&#224; plusieurs milliers d'euros. &#171; Dans les milieux ais&#233;s, le recours au coach individuel devient une pratique courante. M&#234;me pour de bons &#233;l&#232;ves, qui n'ont pas de probl&#232;me majeur, on n'h&#233;site pas &#224; s'offrir ses services. Or le coaching n'est vraiment utile que si le lyc&#233;en n'y va pas en tra&#238;nant les pieds et s'implique dans la d&#233;marche. Sinon, on ne fait que se donner bonne conscience &#187;, observe Manuelle Malot. &#171; C'est un ph&#233;nom&#232;ne encore marginal, estime Sophie de Tarl&#233;. Mais quand une grande &#233;cole se paie 10.000 ou 12.000 euros par an, on peut comprendre que des parents cherchent &#224; s'entourer du maximum de pr&#233;cautions. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Education : le pari anglais des &#233;coles libres</title>
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		<dc:creator>Mathilde Brugier</dc:creator>



		<description>L'Angleterre pratique depuis longtemps l'autonomie des &#233;coles publiques, souhait&#233;e par Nicolas Sarkozy. Elle vient m&#234;me de pousser la logique &#224; l'extr&#234;me avec les nouvelles &#171; &#233;coles libres &#187;. Une politique qui est loin de faire l'unanimit&#233;... &lt;br /&gt;Toby Young n'avait pas le CV id&#233;al pour devenir ma&#238;tre d'&#233;cole. &#171; Comment perdre ses amis et se mettre tout le monde &#224; dos &#187; (&#171; How to lose friends and alienate people &#187;), le livre et le film semi-auto-biographiques narrant ses d&#233;boires au sein du magazine new-yorkais (...)


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&lt;a href="http://www.esprit-excellence.info/-Articles-divers-.html" rel="directory"&gt;Articles divers&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;L'Angleterre pratique depuis longtemps l'autonomie des &#233;coles publiques, souhait&#233;e par Nicolas Sarkozy. Elle vient m&#234;me de pousser la logique &#224; l'extr&#234;me avec les nouvelles &#171; &#233;coles libres &#187;. Une politique qui est loin de faire l'unanimit&#233;...&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Toby Young n'avait pas le CV id&#233;al pour devenir ma&#238;tre d'&#233;cole. &#171; Comment perdre ses amis et se mettre tout le monde &#224; dos &#187; (&#171; How to lose friends and alienate people &#187;), le livre et le film semi-auto-biographiques narrant ses d&#233;boires au sein du magazine new-yorkais &#171; Vanity Fair &#187;, sont hilarants, c'est vrai. Mais ne donnent pas forc&#233;ment envie de lui confier ses enfants. Un go&#251;t kamikaze pour l'autod&#233;rision et la provocation -le plus souvent de droite -, qui caract&#233;rise en fait toute sa carri&#232;re... Quel contraste avec celle de son p&#232;re, lord Michael Young, un des piliers historiques du Parti travailliste, &#224; qui l'on doit m&#234;me le mot de &#171; m&#233;ritocratie &#187; !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais, avec la naissance de ses quatre enfants, la vie dissip&#233;e de cet amoureux de la langue anglaise -qui a enseign&#233; &#224; Harvard et &#224; Cambridge, tout de m&#234;me -a chang&#233; &#224; son retour des Etats-Unis. Et, &#224; la rentr&#233;e 2011, Toby Young a bel et bien ouvert une &#233;cole. La West London Free School (WLFS), qu'il pr&#233;side, compte aujourd'hui 120 &#233;l&#232;ves, &#226;g&#233;s de onze &#224; douze ans, mais de promotion en promotion, l'objectif est d'y accueillir &#224; terme jusqu'&#224; 840 coll&#233;giens et lyc&#233;ens.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans cet &#233;tablissement de l'ouest de Londres, les &#233;l&#232;ves portent un uniforme aust&#232;re gris et bleu, se l&#232;vent prestement lorsque Toby Young, en baskets, frappe &#224; la porte d'une classe et s'empressent de demander la parole pour &#233;voquer, ce jour-l&#224;, &#171; l'homme de la Renaissance &#187;. Nous ne sommes pourtant pas dans l'une de ces &#233;coles priv&#233;es, uniquement fr&#233;quent&#233;es par les &#233;lites anglaises. La West London Free School est la plus c&#233;l&#232;bre des vingt-quatre &#171; &#233;coles libres &#187; qui ont ouvert cette ann&#233;e et qui pourraient &#234;tre 300 d'ici aux prochaines &#233;lections, esp&#232;rent les tories. Elles sont gratuites, b&#233;n&#233;ficient du m&#234;me financement que les &#233;coles publiques. Mais, &#224; la diff&#233;rence de ces derni&#232;res, elles sont ind&#233;pendantes des autorit&#233;s locales et sont fond&#233;es par des parents, des associations ou des professeurs m&#233;contents du syst&#232;me. &#171; Ce qui m'a d'abord motiv&#233;, c'&#233;tait de cr&#233;er une bonne &#233;cole pour mes enfants, que je ne voulais pas envoyer en &#233;cole priv&#233;e &#187;, explique Toby Young.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Une libert&#233; d'action illimit&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lors de ses voeux au monde &#233;ducatif, d&#233;but janvier, Nicolas Sarkozy a pr&#244;n&#233; l'autonomie des coll&#232;ges, des lyc&#233;es et des &#233;coles primaires. Constituer des &#171; &#233;quipes de professeurs [...] soud&#233;es autour du chef d'&#233;tablissement &#187; et permettre &#224; celui-ci de recruter les enseignants, voil&#224;, selon le chef d'Etat fran&#231;ais, comment &#171; reconstruire l'autorit&#233; &#187; perdue de l'&#233;cole. Cette autonomie des &#233;coles et des lyc&#233;es, l'Angleterre l'exp&#233;rimente depuis au moins vingt-cinq ans (l'Ecosse et le pays de Galles ont des syst&#232;mes diff&#233;rents). En cr&#233;ant les &#171; free schools &#187;, elle vient de pousser la logique encore plus loin. En faisant le pari qu'une plus grande autonomie contribuera &#224; am&#233;liorer les performances d'ensemble du syst&#232;me &#233;ducatif britannique. Comme la France, le Royaume-Uni a perdu du terrain dans le dernier classement Pisa, qui mesure les acquis des &#233;tudiants dans les diff&#233;rents pays de l'OCDE. Or les classes moyennes anglaises peuvent de moins en moins se permettre d'envoyer leurs enfants dans les &#233;coles priv&#233;es (le pays en compte 2.400, contre 20.000 &#233;coles publiques environ), certes souvent haut de gamme mais aussi hors de prix. La situation est d'autant plus mal v&#233;cue que la s&#233;lection, outre-Manche, s'op&#232;re d&#232;s l'&#233;cole primaire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans ces conditions, la piste de l'autonomie a &#233;t&#233; explor&#233;e tr&#232;s t&#244;t, d&#232;s la fin des ann&#233;es 1980, explique Anne West, une sp&#233;cialiste de ces questions &#224; la London School of Economics. Une premi&#232;re grande &#233;tape sera franchie quelques ann&#233;es plus tard avec l'introduction des &#171; acad&#233;mies &#187;. Il s'agissait alors de donner &#224; des &#233;coles situ&#233;es dans des quartiers difficiles plus de moyens et plus d'ind&#233;pendance vis-&#224;-vis du pouvoir local, pour qu'elles recrutent en toute libert&#233; (y compris des professeurs non qualifi&#233;s), au salaire et dans les mati&#232;res de leur choix. Quelque 320 d'entre elles furent mises en place. A leur arriv&#233;e au pouvoir en 2010, les conservateurs n'ont eu finalement qu'&#224; b&#226;tir sur ces fondations travaillistes. En radicalisant toutefois le concept... Toutes les &#233;coles se distinguant par leurs r&#233;sultats peuvent d&#233;sormais acqu&#233;rir le statut d'acad&#233;mie et le ministre de l'Education, Michael Gove, esp&#232;re que la plupart des coll&#232;ges et lyc&#233;es, ainsi qu'une grande partie des &#233;coles primaires, auront fait cette d&#233;marche d'ici &#224; 2015. Avec les &#171; &#233;coles libres &#187;, la d&#233;marche est encore plus novatrice puisque toute association de citoyens peut d&#233;sormais entrer en concurrence directe avec le r&#233;seau scolaire public, avec la m&#234;me libert&#233; de gestion que les acad&#233;mies. Une libert&#233; d'action qui r&#233;serve parfois des surprises, comme cette Maharishi Free School, qui enseigne &#224; ses &#233;l&#232;ves les pr&#233;ceptes de m&#233;ditation de l'ancien gourou des Beatles !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Critiques virulentes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Evidemment, cette politique soul&#232;ve de virulentes critiques. Fiona Millar, une sp&#233;cialiste du sujet, est la plus r&#233;put&#233;e des opposantes. Celle qui est aussi la femme d'Alastair Campbell, l'ex-&#171; spin doctor &#187; de Tony Blair, estime que &#171; toutes les &#233;coles devraient avoir un certain degr&#233; d'autonomie, ce qu'elles ont d'ailleurs d&#233;j&#224; plus que les conservateurs ne le disent, mais elles devraient &#234;tre maintenues dans le syst&#232;me &#187;. Les d&#233;tracteurs des &#233;coles publiques ind&#233;pendantes -&#171; free schools &#187; ou acad&#233;mies -, identifient plusieurs dangers. D'abord, le gouvernement a mobilis&#233; des dizaines de millions de livres pour les d&#233;penses d'investissements des &#171; free schools &#187;. Or, dans le m&#234;me temps, il a ferm&#233; le programme &#171; Construire les &#233;coles du futur &#187;, ce qui signifie une baisse de 60 % des d&#233;penses pour le r&#233;seau des &#233;coles classiques, pourtant &#224; court de moyens. C'est surtout un probl&#232;me parce que les &#171; free schools &#187; ne r&#233;pondent pas forc&#233;ment aux besoins locaux. &#171; La crise actuelle dans l'enseignement concerne surtout le primaire, or la plupart des Free Schools en projet sont dans le secondaire &#187;, explique un porte-parole de Stephen Twigg, le responsable de l'&#233;ducation au Labour. Donner de la libert&#233; dans les mati&#232;res enseign&#233;es, avec des professeurs non asserment&#233;s, peut &#233;galement priver les enfants du droit &#224; un enseignement classique, m&#234;me si c'est le choix de leurs parents. Surtout, dans un syst&#232;me atomis&#233; comme celui de l'Angleterre -il y a &#233;galement des &#233;coles religieuses, des &#171; foundation schools &#187;, des &#171; grammar schools &#187;, etc. -, les critiques du gouvernement estiment que l'autonomie ne profite qu'aux classes favoris&#233;es, qui savent naviguer dans le syst&#232;me, quand les classes plus pauvres souhaiteraient simplement une bonne &#233;cole locale. A l'instar de Fiona Millar, les d&#233;tracteurs estiment en outre que les &#233;coles publiques ind&#233;pendantes pratiquent la s&#233;lection des &#233;l&#232;ves. &#171; Elles pr&#233;tendent suivre le code g&#233;n&#233;ral, mais elles mentent, une annexe de leur contrat de financement donne la possibilit&#233; au minist&#232;re de les en exempter &#187;, explique-t-elle. Au Labour, on d&#233;nonce le fait que les &#171; free schools &#187; actuelles comptent deux fois moins d'&#233;l&#232;ves pauvres que les &#233;coles classiques.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Finalement, pour Fiona Millar, les &#171; free schools &#187; et les acad&#233;mies fa&#231;on tories rel&#232;vent d'une strat&#233;gie visant &#224; &#171; mettre les &#233;coles dans les mains du secteur priv&#233; &#187;. Sa crainte : voir un jour des entreprises se positionner sur ce cr&#233;neau et faire de la gestion d'&#233;coles libres ou d'acad&#233;mies un business &#224; part enti&#232;re, &#171; ce qui arriverait si les conservateurs obtenaient la majorit&#233; aux prochaines &#233;lections &#187;, pr&#233;vient-elle. Alors, plut&#244;t que de fonder une &#233;cole concurrente, Fiona Millar conseille aux parents m&#233;contents - &#171; ce qui est moins fr&#233;quent qu'on ne le dit &#187; -, de s'impliquer eux-m&#234;mes dans la gestion de leur &#233;tablissement local. C'est ce qu'elle a fait...&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Une &#233;ducation stricte et classique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les partisans des &#233;coles autonomes, eux, sont persuad&#233;s de combler un vide. &#171; Le d&#233;put&#233; local, un travailliste id&#233;ologiquement oppos&#233; &#224; notre projet, nous pr&#233;disait un flop, explique Toby Young. Mais nous avons re&#231;u 1.000 demandes pour 120 places ! Nous sommes l'&#233;cole la plus populaire du quartier, &#224; tel point que le principal a eu droit &#224; une standing ovation spontan&#233;e dans un pub local o&#249; il venait prendre une bi&#232;re ! &#187; De fait, dans le camp travailliste, certains semblent ouverts au principe : un ancien conseiller de Tony Blair, Peter Hyman, a lui-m&#234;me fond&#233; une &#233;cole libre... Les d&#233;fenseurs des &#171; free schools &#187; en sont convaincus : non seulement ces &#233;tablissements seront mieux g&#233;r&#233;s, car ils s'&#233;manciperont du poids des syndicats dans l'&#233;ducation, mais, de plus, ils seront un aiguillon pour am&#233;liorer le niveau g&#233;n&#233;ral. &#171; Contrairement &#224; ce que pense l'establishment, la majorit&#233; des parents veulent une &#233;ducation stricte et classique pour leurs enfants &#187;, soutient Toby Young, qui pr&#244;ne un enseignement &#171; lib&#233;ral classique &#187;, dans le sens des Lumi&#232;res du XVIII e si&#232;cle. &#171; La discipline est importante, et je conteste l'id&#233;e selon laquelle enseigner toutes les mati&#232;res s&#233;rieuses jusqu'&#224; l'&#226;ge de seize ans conduirait &#224; exclure les &#233;l&#232;ves les plus faibles ; c'est le contraire qui est vrai &#187;, poursuit le directeur de la WLFS. Pour les partisans de l'autonomie, ces &#233;coles ne sont pas non plus r&#233;serv&#233;es &#224; la &#171; middle class &#187; : 70 % des 79 &#233;coles ouvrant l'an prochain sont dans des zones moins riches que la moyenne et les quartiers sont suffisamment mixtes en Angleterre pour qu'il y ait des parents plus &#233;duqu&#233;s susceptibles de fonder un &#233;tablissement, argue Toby Young. Qui souligne au passage que le code des admissions est draconien et que, contrairement aux craintes de certains, aucune entreprise priv&#233;e n'a eu la licence pour fonder une &#233;cole : &#171; J'ai bon espoir que les &quot;free schools&quot; finissent par mettre en faillite les &#233;coles priv&#233;es &#187;, plaisante-t-il.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il faudra sans doute attendre quelques ann&#233;es avant de trancher ce d&#233;bat. Une r&#233;cente &#233;tude sur la Su&#232;de, dont l'Angleterre s'est inspir&#233;e, s'est av&#233;r&#233;e assez peu concluante, en termes de performances scolaires. Mais les circonstances sont diff&#233;rentes : les &#233;coles peuvent y faire des profits et n'ont pas de processus de s&#233;lection &#233;labor&#233;, avancent certains. Quant aux acad&#233;mies, il n'a pas &#233;t&#233; prouv&#233; que leur ind&#233;pendance les ait r&#233;ellement aid&#233;es. La plupart d'entre elles vient en outre de &#171; basculer &#187; dans l'autonomie, et il est encore trop t&#244;t pour juger leurs r&#233;sultats. Toby Young, lui, est press&#233;. Il veut cr&#233;er une &#233;cole primaire tr&#232;s vite &#224; c&#244;t&#233; de son coll&#232;ge et m&#234;me une cha&#238;ne d'&#233;coles libres. Avec &#171; le sentiment de r&#233;aliser quelque chose de bien plus fort &#187; que lorsqu'il &#233;tait journaliste...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



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		<title>Huit campus &#224; vocation mondiale</title>
		<link>http://www.esprit-excellence.info/Huit-campus-a-vocation-mondiale.html</link>
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		<dc:date>2012-02-13T11:28:05Z</dc:date>
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		<dc:creator>Mathilde Brugier</dc:creator>



		<description>Tout ne s'arr&#234;te pas avec la s&#233;lection des Initiatives d'excellence, [ces grands campus &#224; vocation mondiale, NDLR] &#187;, assurait-on au Commissariat g&#233;n&#233;ral &#224; l'investissement (CGI), avant l'annonce des r&#233;sultats de la deuxi&#232;me vague de cet appel &#224; projet phare du grand emprunt, dot&#233;, au total, de 7,7 milliards d'euros. C'est maintenant que tout commence pour les cinq laur&#233;ats distingu&#233;s officiellement vendredi par Fran&#231;ois Fillon &#224; Bordeaux : Toulouse, Aix-Marseille, Saclay, Sorbonne Universit&#233;s (Paris-II, (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tout ne s'arr&#234;te pas avec la s&#233;lection des Initiatives d'excellence, [ces grands campus &#224; vocation mondiale, NDLR] &#187;, assurait-on au Commissariat g&#233;n&#233;ral &#224; l'investissement (CGI), avant l'annonce des r&#233;sultats de la deuxi&#232;me vague de cet appel &#224; projet phare du grand emprunt, dot&#233;, au total, de 7,7 milliards d'euros. C'est maintenant que tout commence pour les cinq laur&#233;ats distingu&#233;s officiellement vendredi par Fran&#231;ois Fillon &#224; Bordeaux : Toulouse, Aix-Marseille, Saclay, Sorbonne Universit&#233;s (Paris-II, IV, VI) et Sorbonne Paris-Cit&#233; (Paris-III, V, VII, XIII, Sciences po Paris, etc.). Ils viennent s'ajouter aux trois Idex d&#233;sign&#233;s en juillet (Bordeaux, Strasbourg et PSL Etoile avec Ulm, Dauphine, etc.)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A eux de concr&#233;tiser le projet retenu par le jury et le gouvernement pour former, d'ici &#224; dix ans, des &#171; p&#244;les pluridisciplinaires d'excellence de rang mondial &#187;, susceptibles &#171; d'attirer les meilleurs &#233;tudiants, les professeurs et chercheurs les plus reconnus &#187;, a expliqu&#233; le Premier ministre. Ce qui implique pour chacun d'importantes transformations, notamment de gouvernance. La nouvelle &#233;tape &#224; franchir est l'&#233;laboration d'une convention &#224; signer avec l'Etat et l'Agence nationale de la recherche . Les dotations allou&#233;es &#224; chaque Idex - pour une p&#233;riode probatoire de quatre ans -devraient &#234;tre connues dans moins d'un mois.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Reste &#224; r&#233;partir pr&#232;s de 5,5 milliards d'euros, Strasbourg et PSL ayant &#233;t&#233; dot&#233;s de 750 millions quand Bordeaux - qui a sign&#233; sa convention vendredi -l'a &#233;t&#233; de 700 millions (soit 24 millions d'int&#233;r&#234;ts par an pour le campus). Ces fonds &#171; ne se substituent pas aux cr&#233;dits budg&#233;taires &#187;, a assur&#233; Fran&#231;ois Fillon. Une r&#233;ponse aux inqui&#233;tudes fortes dans le secteur face au poids des financements extrabudg&#233;taires, au d&#233;triment, critique-t-on, des cr&#233;dits r&#233;currents.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quatre projets recal&#233;s&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si tout ne s'arr&#234;te pas avec la s&#233;lection, pour les quatre projets recal&#233;s - Grenoble, la Lorraine, Lyon et H&#233;sam (Paris-I, Ehess, ENA, etc.) -, le coup est dur. Devant l'absence de Lyon, g&#234;nante quand Rh&#244;ne-Alpes constitue le deuxi&#232;me potentiel de recherche fran&#231;ais, ainsi que du projet original de H&#233;sam, Fran&#231;ois Fillon, soulignant la &#171; grande qualit&#233; &#187; de ces dossiers &#171; utiles pour le pays &#187;, a demand&#233; au commissaire g&#233;n&#233;ral &#224; l'investissement, Ren&#233; Ricol, et au ministre de l'Enseignement sup&#233;rieur, Laurent Wauquiez, de les recevoir &#171; pour voir comment financer ces projets sur d'autres cr&#233;dits &#187;. De quoi, peut-&#234;tre, d&#233;gager une incitation financi&#232;re de quelques millions d'euros par an, sans laquelle il sera difficile d'engager les transformations n&#233;cessaires &#224; ces p&#244;les. Ces d&#233;clarations ont &#233;t&#233; accueillies avec &#171; attention &#187; &#224; Paris et &#224; Lyon, malgr&#233; une immense d&#233;ception et l'inqui&#233;tude &#171; de constater l'absence incompr&#233;hensible de la r&#233;gion Rh&#244;ne-Alpes sur la carte &#187;. Vendredi, l'&#233;quipe de Fran&#231;ois Hollande a point&#233; le risque d'un &#171; syst&#232;me &#224; deux vitesses &#187;, avec &#171; quelques p&#244;les [...] aux moyens consid&#233;rablement renforc&#233;s &#187; et des &#171; d&#233;serts universitaires et scientifiques &#187;. Une crainte tr&#232;s pr&#233;sente dans le milieu universitaire. Le gouvernement table, lui, sur un effet locomotive des Idex.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Saclay et le pari d'une Silicon Valley &#224; la fran&#231;aise</title>
		<link>http://www.esprit-excellence.info/Saclay-et-le-pari-d-une-Silicon.html</link>
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		<dc:date>2012-02-13T11:21:54Z</dc:date>
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		<dc:creator>Mathilde Brugier</dc:creator>



		<description>L'universit&#233; de Saclay, en r&#233;gion parisienne, a l'ambition de figurer parmi les dix premi&#232;res mondiales en mati&#232;re d'impact &#233;conomique. &lt;br /&gt;C'est l'histoire d'un extraordinaire potentiel et d'un accouchement dans la douleur, tant il a &#233;t&#233; difficile de r&#233;unir autour d'une m&#234;me strat&#233;gie les nombreux et prestigieux acteurs du plateau de Saclay. Le premier projet d'Idex (initiative d'excellence) avait &#233;t&#233; &#233;limin&#233; d&#232;s la pr&#233;s&#233;lection de la premi&#232;re vague. Un &#233;chec finalement salutaire. Le second projet a &#233;t&#233; (...)


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;L'universit&#233; de Saclay, en r&#233;gion parisienne, a l'ambition de figurer parmi les dix premi&#232;res mondiales en mati&#232;re d'impact &#233;conomique.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est l'histoire d'un extraordinaire potentiel et d'un accouchement dans la douleur, tant il a &#233;t&#233; difficile de r&#233;unir autour d'une m&#234;me strat&#233;gie les nombreux et prestigieux acteurs du plateau de Saclay. Le premier projet d'Idex (initiative d'excellence) avait &#233;t&#233; &#233;limin&#233; d&#232;s la pr&#233;s&#233;lection de la premi&#232;re vague. Un &#233;chec finalement salutaire. Le second projet a &#233;t&#233; retenu hier.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce &#171; cluster &#187; au sud de Paris concentre des grandes &#233;coles, parmi lesquelles Polytechnique, HEC, Centrale, une universit&#233; de haut vol avec Paris Sud-XI (premi&#232;re fran&#231;aise dans le classement de Shanghai 2011), de forts bataillons du CNRS, du CEA, de l'Inra, des &#233;quipements exceptionnels (Soleil, NeuroSpin...). Avec pour grands axes scientifiques les sciences de l'ing&#233;nierie, la physique, les math&#233;matiques, la biologie-chimie, les technologies de l'information et de la communication... C'est, aujourd'hui, 10 % des effectifs de la recherche en France et 20 % dans la physique et l'&#233;nergie, deux prix Nobel de physique et six m&#233;dailles Fields. Le plateau compte pr&#232;s de 20.000 &#233;tudiants en licence et master, 1.400 doctorants par an, 9.500 enseignants-chercheurs et 14.000 chercheurs. Demain, il pr&#233;voit plus de 30.000 &#233;tudiants, 2.300 doctorants par an, 12.200 enseignants-chercheurs et 20.000 chercheurs.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Top 10 de Shanghai vis&#233;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'Idex de Saclay propose la cr&#233;ation &#224; terme de l'universit&#233; de Paris Saclay, qui sera organis&#233;e en six coll&#232;ges, des entit&#233;s inter&#233;tablissements par domaines de formation et recherche (ing&#233;nierie, m&#233;decine, sciences de la vie et sciences sociales, etc.). Le doctorat, dipl&#244;me de r&#233;f&#233;rence et dont la d&#233;livrance avait fait l'objet de tensions fin 2011 entre les acteurs du plateau et, notamment, l'Ecole polytechnique, sera d&#233;livr&#233; par l'universit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'ambition est, &#224; terme, gr&#226;ce &#224; une strat&#233;gie unifi&#233;e et originale de recherche et de formation, de devenir l'une des dix premi&#232;res universit&#233;s mondiales en mati&#232;re d'impact &#233;conomique. Et le potentiel de Saclay, jug&#233; proche du 15 e rang du classement de Shanghai, pourrait m&#234;me, estiment les acteurs, figurer dans le Top 10 gr&#226;ce au projet. Qui a tout de m&#234;me demand&#233; la m&#233;diation mandat&#233;e par Matignon de Jean-Marc Monteil, fin connaisseur des rouages du secteur. Reste maintenant &#224; transformer l'essai en r&#233;alisant, ce qui ne sera une mince affaire pour personne, ce qui est &#233;crit sur le papier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les &#171; business schools &#187; en fusion</title>
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		<dc:creator>Mathilde Brugier</dc:creator>



		<description>Vers une recomposition du paysage de l'enseignement sup&#233;rieur de gestion. &lt;br /&gt;Fusions, regroupements, alliances strat&#233;giques, annonces en rafales... C'est une vaste redistribution des cartes qui est en cours dans le petit cercle des &#171; business schools &#187; de l'Hexagone. Un mouvement qui devrait, &#224; terme, changer radicalement le paysage - et bousculer la hi&#233;rarchie. &lt;br /&gt;En d&#233;voilant, la semaine derni&#232;re, leur d&#233;cision de fusionner au 1 er janvier 2013, Euromed Management, &#224; Marseille, et sa consoeur bordelaise (...)


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&lt;a href="http://www.esprit-excellence.info/-De-la-maternelle-a-l-enseignement-.html" rel="directory"&gt;De la maternelle &#224; l'enseignement sup&#233;rieur&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Vers une recomposition du paysage de l'enseignement sup&#233;rieur de gestion.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Fusions, regroupements, alliances strat&#233;giques, annonces en rafales... C'est une vaste redistribution des cartes qui est en cours dans le petit cercle des &#171; business schools &#187; de l'Hexagone. Un mouvement qui devrait, &#224; terme, changer radicalement le paysage - et bousculer la hi&#233;rarchie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En d&#233;voilant, la semaine derni&#232;re, leur d&#233;cision de fusionner au 1 er janvier 2013, Euromed Management, &#224; Marseille, et sa consoeur bordelaise BEM ont frapp&#233; fort. Car il s'agit de deux &#233;coles aux effectifs et aux moyens importants, toutes deux b&#233;n&#233;ficiant d'accr&#233;ditations internationales de r&#233;f&#233;rence (Equis et AACSB). Ensemble, elles alignent plus de 8.000 &#233;tudiants, 160 professeurs permanents et 83 millions d'euros de budget. &#171; Notre ambition est de figurer dans les 15 meilleures &#233;coles en Europe &#187;, indique Bernard Belletante, directeur g&#233;n&#233;ral d'Euromed. L'initiative en a surpris plus d'un. D'autant qu'un rapprochement avait d&#233;j&#224; &#233;t&#233; &#233;tudi&#233; avec Toulouse Business School.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Or ce mariage est loin d'&#234;tre un cas isol&#233;. En r&#233;alit&#233;, les grandes manoeuvres ont d&#233;but&#233; il y a trois ans, avec la fusion du Ceram &#224; Sophia-Antipolis et de l'ESC Lille, sous le nom de &#171; Skema &#187;. &#171; Cela a enclench&#233; une dynamique positive, constate R&#233;gis Brandinelli, directeur g&#233;n&#233;ral adjoint de la nouvelle entit&#233;. Nous signons des partenariats de plus haut niveau, nous recrutons plus facilement des professeurs internationaux. &#187; De son c&#244;t&#233;, l'EM Strasbourg est n&#233;e en 2007 de l'union de l'IECS avec l'IAE de la ville, de statut universitaire. La r&#233;ussite de ces deux op&#233;rations, &#224; l'&#233;vidence, a donn&#233; des id&#233;es &#224; d'autres &#233;coles.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Alliance franco-britannique&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En m&#234;me temps qu'Euromed et BEM, un second projet d'envergure vise &#224; regrouper, &#224; l'horizon 2013, six institutions : l'Escem et les ESC Amiens, Brest, Clermont, Pau et Troyes (liste non close). Baptis&#233; provisoirement &#171; France Business School &#187;, il totaliserait 10.000 &#233;l&#232;ves, 200 professeurs et un budget de l'ordre de 100 millions d'euros. &#171; N ous ne cherchons pas &#224; rivaliser avec HEC, mais &#224; construire une &#233;cole fortement ancr&#233;e sur ses territoires et tr&#232;s tourn&#233;e vers les PME, souligne Fran&#231;ois Duverg&#233;, pr&#233;sident de l'Escem et cheville ouvri&#232;re de l'op&#233;ration. Nous miserons en priorit&#233; sur la recherche &#224; finalit&#233; professionnelle et sur le d&#233;veloppement des comp&#233;tences personnelles - les fameux &quot;soft skills&quot; -des futurs managers. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D'autres rapprochements se profilent &#224; l'horizon. Reims Management School et Rouen Business School, qui ont d&#233;j&#224; r&#233;uni leurs activit&#233;s d'&#171; executive education &#187; et disposent de locaux communs &#224; Paris, ne cachent pas leur projet de fusionner &#224; terme - &#171; mais tout en gardant nos campus d'origine et nos programmes &#187;, pr&#233;cise Arnaud Langlois-Meurinne, directeur g&#233;n&#233;ral de Rouen BS. Les deux &#233;coles viennent d'officialiser leurs fian&#231;ailles.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De son c&#244;t&#233;, l'EM Normandie planche sur un regroupement avec l'IAE de Caen. Quant &#224; l'ESC Dijon-Bourgogne, elle a opt&#233; pour une alliance &#233;troite avec une institution anglaise, Oxford Brookes, avec laquelle elle coop&#232;re sur des domaines d'excellence comme le management du vin et l'&#171; oeno-tourisme &#187;. &#171; Nous voulons nous rapprocher le plus possible pour b&#226;tir une &#233;cole franco-britannique, avec chacune son march&#233; national &#187;, indique St&#233;phan Bourcieu, qui dirige l'ESC Dijon. Les deux &#233;coles ont d&#233;j&#224; lanc&#233; des programmes en commun, comme un &#171; master of arts food, wine and culture &#187;, et un &#171; bachelor &#187;. Elles envisagent de pr&#233;senter ensemble leur candidature aux accr&#233;ditations ePass, voire Equis.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Course &#224; la taille critique&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une &#233;tude de la Fnege (Fondation nationale pour l'enseignement de la gestion) &#233;valuait les raisons de cette vague de concentrations. Elles sont d'abord d'ordre financier. &#171; Nos &#233;coles font face &#224; des d&#233;penses croissantes, notamment pour le corps professoral et les services aux &#233;tudiants, &#224; un moment o&#249; les finances publiques sont &#224; la di&#232;te, o&#249; les CCI se d&#233;sengagent et o&#249; les ressources de la taxe d'apprentissage se r&#233;duisent, observe Fran&#231;ois Duverg&#233;. Or nous ne pouvons gu&#232;re augmenter nos frais de scolarit&#233;, qui sont d&#233;j&#224; tr&#232;s &#233;lev&#233;s. Nous devons adapter notre &quot;business model&quot;. &#187; Le constat vaut surtout pour les petites &#233;coles, qui redoutent d'&#234;tre marginalis&#233;es. D'o&#249; l'id&#233;e de regrouper leurs forces et de mettre en commun des activit&#233;s (services centraux, communication...), afin de g&#233;n&#233;rer des &#233;conomies, tout en gagnant en visibilit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais des motifs d'ordre strat&#233;gique jouent aussi. Confront&#233;es &#224; une concurrence de plus en plus internationale, les &#233;coles sont amen&#233;es &#224; repenser leur mission. Et &#224; choisir entre une vocation locale et une pr&#233;sence forte sur le march&#233; global. &#171; Si l'on veut, dans dix ans, disposer en province d'&#233;coles de niveau international, il faut s'en donner les moyens, souligne Bernard Belletante. Car cela implique d'importants efforts en mati&#232;re d'innovation p&#233;dagogique, de recherche, de qualit&#233; de service... Il nous faut donc atteindre une certaine taille pour amortir ces d&#233;penses et &#234;tre visibles &#224; l'international. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour Jean-Guy Bernard, directeur g&#233;n&#233;ral de l'EM Normandie, &#171; on assiste aujourd'hui &#224; une v&#233;ritable course &#224; l'armement et &#224; la taille. D&#233;velopper la recherche, renforcer le corps professoral, tout cela pousse aux regroupements &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais cette strat&#233;gie est d&#233;licate &#224; mettre en oeuvre. Comme dans le monde de l'entreprise, une fusion n'est pas toujours un long fleuve tranquille. Enseignants ou &#233;l&#232;ves ont parfois fait capoter des projets pourtant bien avanc&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le r&#233;sultat, en tout cas, est double. D'une part, le nombre d'&#233;coles diminue. Leur r&#233;seau hexagonal, fort jusqu'&#224; pr&#233;sent d'une quarantaine d'institutions, ne devrait plus en compter, &#224; terme, qu'une trentaine - voire moins.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais, surtout, c'est le mod&#232;le m&#234;me des &#233;coles qui se transforme. Jusqu'&#224; pr&#233;sent, en gros, chaque grande ville se devait d'avoir sa &#171; business school &#187;. Aujourd'hui, on passe &#224; une logique multisite : avec de grands ensembles pr&#233;sents sur plusieurs villes de l'Hexagone - et aussi &#224; l'&#233;tranger. C'est d&#233;j&#224; le cas pour Skema, (campus &#224; Suzhou en Chine, Raleigh aux Etats-Unis). Idem pour l'Edhec, implant&#233;e &#224; Lille, Nice et Paris, avec aussi des locaux &#224; Londres et Singapour. De m&#234;me, le tandem BEM-Euromed poss&#232;de d&#233;j&#224; des campus en Chine, au S&#233;n&#233;gal et au Maroc, et envisage de prendre pied aux Etats-Unis.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Reste &#224; savoir si ces grandes manoeuvres permettront aux &#233;coles de l'Hexagone de conforter leur domination actuelle en Europe. C'est l'un des enjeux des fusions actuelles. M&#234;me si elles n'offrent pas une garantie de succ&#232;s, la prise de risque et l'initiative restent sans doute la meilleure des strat&#233;gies. Les &#233;coles de management, &#224; l'&#233;vidence, ont assimil&#233; la le&#231;on.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	<item>
		<title>Orientation : le r&#244;le d&#233;cisif des parents</title>
		<link>http://www.esprit-excellence.info/Orientation-le-role-decisif-des.html</link>
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		<dc:creator>Mathilde Brugier</dc:creator>



		<description>Les parents, la famille : c'est sur eux que comptent en priorit&#233; les lyc&#233;ens (&#224; 67 %) pour les aider &#224; choisir leur orientation. Beaucoup plus que sur les diff&#233;rents documents mis &#224; disposition dans leur &#233;tablissement (32 %), et plus encore que sur leurs enseignants (28 %). Quant aux conseillers d'orientation, seul un lyc&#233;en sur cinq leur fait confiance... Telle est l'une des conclusions d'une &#233;tude r&#233;cente r&#233;alis&#233;e par Harris Interactive pour l'Onisep, en liaison avec la Maif et la Mgen. &lt;br /&gt;De fa&#231;on (...)


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les parents, la famille : c'est sur eux que comptent en priorit&#233; les lyc&#233;ens (&#224; 67 %) pour les aider &#224; choisir leur orientation. Beaucoup plus que sur les diff&#233;rents documents mis &#224; disposition dans leur &#233;tablissement (32 %), et plus encore que sur leurs enseignants (28 %). Quant aux conseillers d'orientation, seul un lyc&#233;en sur cinq leur fait confiance... Telle est l'une des conclusions d'une &#233;tude r&#233;cente r&#233;alis&#233;e par Harris Interactive pour l'Onisep, en liaison avec la Maif et la Mgen.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, les lyc&#233;ens affichent une attitude plut&#244;t mature et pragmatique face &#224; l'orientation : 95 % d'entre eux assurent y avoir d&#233;j&#224; r&#233;fl&#233;chi, et 58 % en avoir une id&#233;e assez pr&#233;cise. A l'inverse, quatre lyc&#233;ens sur dix s'estiment mal inform&#233;s &#224; ce sujet. Ils abordent la question sous l'angle des d&#233;bouch&#233;s et de l'emploi qu'ils pourront d&#233;crocher, plut&#244;t que sous celui des &#233;tudes &#224; suivre. Les termes de &#171; travail &#187; et de &#171; m&#233;tier &#187; sont d'ailleurs ceux qui leur viennent le plus spontan&#233;ment &#224; l'esprit.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Naturellement, le contexte &#233;conomique p&#232;se lourd dans leur perception de leur avenir. Si 36 % des lyc&#233;ens se d&#233;clarent confiants au sujet de leur orientation, 29 % se disent soucieux. Et c'est l'inqui&#233;tude qui l'emporte chez les &#233;l&#232;ves de terminale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C&#244;t&#233; formation, les trois quarts des lyc&#233;ens assurent conna&#238;tre assez pr&#233;cis&#233;ment la voie qu'ils envisagent de suivre. Ils ont tendance (&#224; 64 %) &#224; privil&#233;gier les fili&#232;res sp&#233;cialis&#233;es, susceptibles de d&#233;boucher rapidement sur un emploi, plut&#244;t que les formations g&#233;n&#233;ralistes. A noter aussi que l'universit&#233;, dans son ensemble, b&#233;n&#233;ficie d'une bonne image aupr&#232;s d'une large majorit&#233; (68 %) des lyc&#233;ens.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De leur futur m&#233;tier, les lyc&#233;ens attendent qu'il leur permette de s'&#233;panouir (54 %), tout en leur assurant une certaine s&#233;curit&#233;, et qu'il leur procure &#171; une bonne r&#233;mun&#233;ration &#187; (54 %). Ils ne sont que 21 % &#224; privil&#233;gier la stabilit&#233; de l'emploi, et 21 % encore &#224; rechercher avant tout l'&#233;quilibre vie priv&#233;e-vie professionnelle. Conform&#233;ment &#224; une tradition bien &#233;tablie, les m&#233;tiers de la sant&#233; et du social int&#233;ressent les filles (&#224; 35 %), alors que les gar&#231;ons restent plus attir&#233;s par l'informatique et les t&#233;l&#233;coms.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Trois populations de lyc&#233;ens semblent ressortir de cette &#233;tude. Les &#233;l&#232;ves des fili&#232;res professionnelles, d&#233;j&#224; engag&#233;s dans une formation sp&#233;cialis&#233;e, ont une vision concr&#232;te et assez pr&#233;cise de leur orientation. A l'inverse, les &#233;l&#232;ves des fili&#232;res technologiques semblent plus h&#233;sitants -ils ne sont que 45 % &#224; se sentir bien inform&#233;s. Quant aux lyc&#233;ens des fili&#232;res g&#233;n&#233;rales et technologiques, surtout en premi&#232;re et terminale, ils paraissent &#224; la fois plus exigeants encore peu inform&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>ROYAUME-UNI : Les &#233;tudiants d&#233;sertent les universit&#233;s nationales</title>
		<link>http://www.esprit-excellence.info/ROYAUME-UNI-Les-etudiants.html</link>
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		<dc:creator>Mathilde Brugier</dc:creator>



		<description>Les chiffres d'une r&#233;cente enqu&#234;te montrent qu'environ un &#233;tudiant sur dix au Royaume-Uni ne compte pas s'inscrire dans une universit&#233; nationale, avertit le Guardian. &lt;br /&gt;Parmi eux, la moiti&#233; envisage d'aller &#233;tudier &#224; l'&#233;tranger et pr&#232;s des deux tiers verraient l'apprentissage comme une alternative. Ce d&#233;sint&#233;r&#234;t pour l'universit&#233; est li&#233; &#224; l'augmentation consid&#233;rable des frais de scolarit&#233;s pour la rentr&#233;e 2012. Cette enqu&#234;te intervient apr&#232;s un rapport alarmant publi&#233; par le Sunday Times qui met en avant le (...)


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les chiffres d'une r&#233;cente enqu&#234;te montrent qu'environ &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;un &#233;tudiant sur dix au Royaume-Uni ne compte pas s'inscrire dans une universit&#233; nationale&lt;/strong&gt;, avertit le Guardian.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Parmi eux, la moiti&#233; envisage d'aller &#233;tudier &#224; l'&#233;tranger et pr&#232;s des deux tiers verraient l'apprentissage comme une alternative. Ce d&#233;sint&#233;r&#234;t pour l'universit&#233; est li&#233; &#224; l&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;'augmentation consid&#233;rable des frais de scolarit&#233;s&lt;/strong&gt; pour la rentr&#233;e 2012. Cette enqu&#234;te intervient apr&#232;s un rapport alarmant publi&#233; par le Sunday Times qui met en avant le d&#233;clin d'inscriptions dans les universit&#233;s pour septembre prochain, allant juqu'&#224; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;moins 40 % pour la City University London&lt;/strong&gt;. &quot;Un certain nombre d'universit&#233;s sont en train de reconsid&#233;rer leur tarif d'inscription depuis que le gouvernement les a incit&#233; &#224; ne pas d&#233;passer des frais de 7 500 livres [8 528 euros]&quot; note n&#233;anmoins The Guardian.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>&quot;La France, tu l'aimes et tu la quittes quand m&#234;me !&quot;</title>
		<link>http://www.esprit-excellence.info/La-France-tu-l-aimes-et-tu-la.html</link>
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		<dc:creator>Mathilde Brugier</dc:creator>



		<description>Une r&#233;cente circulaire du gouvernement restreint la possibilit&#233; pour les &#233;tudiants &#233;trangers form&#233;s en France de poursuivre une carri&#232;re dans l'Hexagone. Parmi les premiers vis&#233;s, les &#233;tudiants marocains sont aussi les plus mobilis&#233;s contre le texte. &lt;br /&gt;&quot;Nous sommes indign&#233;s !&quot;, s'exclame Othman Zerouali, 26 ans, dipl&#244;m&#233; d'une grande &#233;cole de commerce fran&#231;aise. Les &#233;tudiants &#233;trangers en France avec, &#224; leur t&#234;te, les &#233;tudiants marocains, montent une fronde contre une circulaire cosign&#233;e Claude Gu&#233;ant et Xavier (...)


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&lt;a href="http://www.esprit-excellence.info/-De-la-maternelle-a-l-enseignement-.html" rel="directory"&gt;De la maternelle &#224; l'enseignement sup&#233;rieur&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Une r&#233;cente circulaire du gouvernement restreint la possibilit&#233; pour les &#233;tudiants &#233;trangers form&#233;s en France de poursuivre une carri&#232;re dans l'Hexagone. Parmi les premiers vis&#233;s, les &#233;tudiants marocains sont aussi les plus mobilis&#233;s contre le texte.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&quot;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Nous sommes indign&#233;s !&lt;/strong&gt;&quot;, s'exclame Othman Zerouali, 26 ans, dipl&#244;m&#233; d'une grande &#233;cole de commerce fran&#231;aise. Les &#233;tudiants &#233;trangers en France avec, &#224; leur t&#234;te, les &#233;tudiants marocains, montent une fronde contre une circulaire cosign&#233;e Claude Gu&#233;ant et Xavier Bertrand, respectivement ministre de l'Int&#233;rieur et ministre du Travail fran&#231;ais. &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Cette circulaire, dite du 31 mai, a pour objectif de r&#233;duire l'immigration professionnelle en France&lt;/strong&gt; et touche en premier lieu les &#233;tudiants marocains, qui sont pr&#232;s de 30 000 dans l'Hexagone. Depuis son application,&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; les demandes de changement de statut, c'est-&#224;-dire le passage du statut d'&#233;tudiant &#224; celui de salari&#233;&lt;/strong&gt;, n&#233;cessaire pour une premi&#232;re exp&#233;rience professionnelle en France, &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;sont refus&#233;es&lt;/strong&gt; par les pr&#233;fectures de police.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&quot;Apr&#232;s l'obtention de mon dipl&#244;me, j'ai d&#233;croch&#233; une promesse d'embauche au sein d'un grand cabinets d'avocat. Or j'ai essuy&#233; un refus de changement de statut. Je me trouve donc dans l'obligation de quitter le sol fran&#231;ais&quot;, t&#233;moigne, sous l'anonymat, une dipl&#244;m&#233;e de Sciences Po Paris. Beaucoup d'&#233;tudiants marocains risquent de se heurter &#224; ce m&#234;me probl&#232;me. &quot;Nous avons recens&#233; &#224; ce jour plus d'une soixantaine de cas de refus. Mais ce sont pr&#232;s de 8 000 &#233;tudiants qui sont concern&#233;s par la circulaire&quot;, estime Othman Zerouali, qui a rejoint &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;le Collectif du 31 mai&lt;/strong&gt; en qualit&#233; de porte-parole. Ce collectif regroupe &#224; ce jour pr&#232;s de 4 000 membres sur Facebook et fait du lobbying pour annuler la circulaire Gu&#233;ant. Le comit&#233; de coordination du collectif du 31 mai a r&#233;ussi &#224; m&#233;diatiser leur cause et parmi les 10 membres qui le constituent, 3 sont Marocains.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&quot;La proc&#233;dure de changement de statut devra faire l'objet d'un contr&#244;le approfondi&quot; et n&#233;cessite &quot;plus de rigueur&quot;, stipule en pr&#233;ambule la circulaire du 31 mai. &quot;Dans les faits, ce contr&#244;le approfondi se traduit par une proc&#233;dure rendant le changement de statut quasi impossible&quot;, nous explique Othman Zerouali. &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;D&#233;sormais, cette circulaire impose que l'&#233;tudiant fasse la demande de changement de statut un mois avant l'expiration de son titre de s&#233;jour,&lt;/strong&gt; un d&#233;lai jug&#233; beaucoup trop court pour mener &#224; bien les d&#233;marches administratives n&#233;cessaires. Autre changement :&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; l'attestation de r&#233;ussite ne suffit plus &#224; la pr&#233;fecture de police, qui exige un dipl&#244;me&lt;/strong&gt;. Or ce dernier est souvent d&#233;livr&#233; 4 &#224; 5 mois apr&#232;s la fin de la scolarit&#233;. Ces r&#233;cents changements n'ont pas tard&#233; &#224; avoir des cons&#233;quences majeures. Des dizaines d'&#233;tudiants dipl&#244;m&#233;s de grandes &#233;coles fran&#231;aises (HEC, Polytechnique, Sciences Po, etc) ont &#233;t&#233; pri&#233;s de quitter la France, laissant derri&#232;re eux des promesses d'embauche pour des postes r&#233;mun&#233;r&#233;s &#224; plus de 35 000 euros par an. &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La situation de ces &#233;tudiants, tous tr&#232;s qualifi&#233;s, a nourri une pol&#233;mique qui n'a cess&#233; d'enfler.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le travail du Collectif du 31 mai a port&#233; ses fruits, puisque les principales cha&#238;nes de t&#233;l&#233;vision fran&#231;aises, ainsi que certains organes de la presse &#233;crite, se sont empar&#233;s du sujet. Du c&#244;t&#233; des &#233;tablissements scolaires, Louis Vogel, pr&#233;sident de la CPU (Conf&#233;rence des pr&#233;sidents d'universit&#233;) a jug&#233; la circulaire &quot;tr&#232;s grave&quot;, estimant que la pr&#233;sence des &#233;tudiants &#233;trangers en France &#233;tait une &quot;richesse&quot;.&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; Le pr&#233;sident de la Conf&#233;rence des grandes &#233;coles, Pierre Tapie, a, quant &#224; lui, adress&#233; un courrier &#224; Claude Gu&#233;ant demandant le retrait de la circulaire&lt;/strong&gt;. M&#234;me son de cloche pour Bernard Ramanantsoa, directeur de HEC Paris, qui &#233;crit dans le quotidien Le Figaro : &quot;C'est fatal &#224; long terme : les dipl&#244;m&#233;s d&#233;&#231;us d'aujourd'hui ne risquent pas d'&#234;tre les avocats de notre &#233;conomie quand ils occuperont demain des postes de responsabilit&#233;.&quot;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; L'indignation est aussi forte chez les politiques.&lt;/strong&gt; Le Parti socialiste fran&#231;ais s'est fendu d'un communiqu&#233; o&#249; il estime qu'&quot;apr&#232;s les avoir form&#233;s, refuser &#224; ces dipl&#244;m&#233;s la possibilit&#233; de faire profiter notre pays de leurs talents est proprement aberrant&quot;. Une aberration &#233;conomique aussi pour de nombreux employeurs. &quot;Nous avons besoin de ces profils. C'est en les gardant chez nous que l'immigration choisie prend tout son sens&quot;, nous confie le directeur d'un &#233;tablissement bancaire international bas&#233; &#224; Paris.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour l'heure, &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;peu de directeurs d'&#233;tablissements scolaires ou de gestionnaires d'entreprise se sont mobilis&#233;s officiellement pour la cause des &#233;tudiants &#233;trangers.&lt;/strong&gt; Cette frilosit&#233; s'explique &quot;par le caract&#232;re trop politique de la question et des int&#233;r&#234;ts que ces dirigeants d'entreprise et d'&#233;coles veulent pr&#233;server&quot;, explique Zerouali. &quot;On a le sentiment d'&#234;tre trait&#233;s comme des voleurs d'emploi&quot;, poursuit-il. Pour Imane, dipl&#244;m&#233;e d'une grande &#233;cole d'ing&#233;nieurs, &quot;vivre cinq ans en France, c'est adopter ses valeurs. Aujourd'hui ce pays nous montre le contraire de ce qu'il nous a transmis.&quot; Le sentiment d'exclusion est partag&#233; par de nombreux &#233;tudiants. &quot;La France tu l'aimes, tu la quittes quand m&#234;me&quot;, ironise sur son blog Ons Bouali, &#233;tudiante en &#233;cole de commerce. &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Une chose est s&#251;re, si la circulaire est maintenue, les &#233;tudiants marocains risquent de se d&#233;tourner massivement de la France.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#201;tudes de m&#233;decine : patience et motivation&#8230;</title>
		<link>http://www.esprit-excellence.info/Etudes-de-medecine-patience-et.html</link>
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		<dc:date>2012-01-30T13:20:30Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mathilde Brugier</dc:creator>



		<description>&#171; Plus tard, je serai chirurgien, cardiologue, p&#233;diatre&#8230; &#187; La m&#233;decine attire, et pour cause : la formation donne acc&#232;s &#224; une grande diversit&#233; de m&#233;tiers. Mais avant d'apprivoiser le st&#233;thoscope, il y a le passage long et fastidieux des &#233;tudes. Alors pr&#233;parez-vous &#224; faire des sacrifices. Avec un moral d'acier, un temp&#233;rament bosseur et une petite part de chance, tout est possible ! Agathe Seydoux &lt;br /&gt;Neuf ans d'&#233;tudes pour devenir g&#233;n&#233;raliste, 10 &#224; 12 ans pour pr&#233;tendre au titre de sp&#233;cialiste, autant dire que (...)


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&lt;a href="http://www.esprit-excellence.info/-Articles-divers-.html" rel="directory"&gt;Articles divers&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&#171; Plus tard, je serai chirurgien, cardiologue, p&#233;diatre&#8230; &#187; La m&#233;decine attire, et pour cause : la formation donne acc&#232;s &#224; une grande diversit&#233; de m&#233;tiers. Mais avant d'apprivoiser le st&#233;thoscope, il y a le passage long et fastidieux des &#233;tudes. Alors pr&#233;parez-vous &#224; faire des sacrifices. Avec un moral d'acier, un temp&#233;rament bosseur et une petite part de chance, tout est possible !
Agathe Seydoux&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Neuf ans d'&#233;tudes pour devenir g&#233;n&#233;raliste, 1&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;0 &#224; 12 ans pour pr&#233;tendre au titre de sp&#233;cialiste, autant dire que pour se lancer, une motivation &#224; toute &#233;preuve s'impose !&lt;/strong&gt; Songez que si vous avez 18 ans aujourd'hui, vous serez au mieux g&#233;n&#233;raliste &#224; plus de 26 ans, p&#233;diatre &#224; 28 et chirurgien &#224; 30.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et ce n'est pas fini, car, apr&#232;s la th&#232;se, de nombreux m&#233;decins approfondissent leurs connaissances par des dipl&#244;mes compl&#233;mentaires qui peuvent durer de 1 &#224; 3 ann&#233;es suppl&#233;mentaires. Il s'agit du cursus le plus long parmi les &#233;tudes de sant&#233;. Un dipl&#244;me de pharmacien ne demande &#171; que &#187; 6 &#224; 9 ans de formation, il faut compter 6 &#224; 8 ans pour devenir dentiste et 5 ans pour devenir sage-femme.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La formation est divis&#233;e en trois cycles. Le premier dure 2 ans. La 1re ann&#233;e est enti&#232;rement consacr&#233;e &#224; la pr&#233;paration du concours d'acc&#232;s aux &#233;tudes m&#233;dicales permettant d'entrer en 2e ann&#233;e. Suit le deuxi&#232;me cycle des &#233;tudes m&#233;dicales, d&#233;coup&#233; en 4 ann&#233;es, &#224; l'issue duquel une seule fili&#232;re s'offre &#224; vous : l'internat, qui, apr&#232;s un concours, m&#232;ne &#224; la m&#233;decine sp&#233;cialis&#233;e ou &#224; la m&#233;decine g&#233;n&#233;rale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Un d&#233;marrage sur les chapeaux de roue !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Premier obstacle &#224; franchir : &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La premi&#232;re ann&#233;e&lt;/strong&gt; commune aux &#233;tudes de sant&#233; et le concours de fin d'ann&#233;e (voir article). Le nombre (tr&#232;s redout&#233;) de places offertes pour le passage en 2e ann&#233;e est fix&#233; chaque ann&#233;e par un arr&#234;t&#233; gouvernemental, il s'agit du numerus clausus.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Celui de m&#233;decine est pass&#233; de 7 300 en 2007 &#224; 7 400 en 2009. L'objectif du minist&#232;re de la Sant&#233; de 8 000 places ne sera pas atteint en 2011, puisqu'il reste identique &#224; celui des deux ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes. &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Pour les heureux &#233;lus, c'est le d&#233;but d'une v&#233;ritable ascension m&#233;dicale parsem&#233;e de stages et de responsabilit&#233;s croissantes &#224; l'h&#244;pital.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Vous aurez, au cours du premier cycle, &#224; vous pencher sur certaines mati&#232;res incontournables comme la biochimie, la biophysique, l'anatomie ou la g&#233;n&#233;tique. Le programme est national, mais les cours et les stages diff&#232;rent selon les facs.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Des &#233;tudes longues et complexes, mais un bonheur malgr&#233; tout &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Max, 26 ans, interne, sp&#233;cialit&#233; p&#233;diatrie (8e ann&#233;e), &#224; Amiens &#171; Tout &#233;tudiant qui s'engage dans cette fili&#232;re sait qu'il va devoir travailler comme un forcen&#233; et &#234;tre parmi les meilleurs pour r&#233;ussir les diff&#233;rents concours. En fait, tant que cela reste de la th&#233;orie, il suffit d'apprendre, mais lorsqu'on arrive &#224; la pratique, l&#224; c'est carr&#233;ment autre chose. On entre dans la cour des grands. &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;C'est stressant mais enthousiasmant&lt;/strong&gt;. Cela donne du sens &#224; toutes ces mati&#232;res que l'on a abord&#233;es, parfois avec des difficult&#233;s. L'internat est souvent un moment redout&#233;. Peur de ne plus rien savoir, de se tromper et d'injecter une mauvaise dose de m&#233;dicaments&#8230; Tous les &#233;tudiants passent par l&#224;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;C'est un avant-go&#251;t du m&#233;tier, avec bien entendu toujours un encadrement de professionnels.&lt;/strong&gt; J'allais oublier les fameuses gardes. Mieux vaut donc un moral et des nerfs d'acier. Je pense que l'on ne choisit pas cette profession pour devenir riche. Le salaire compte, bien entendu, mais la raison premi&#232;re est&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; l'envie de soigner son prochain.&lt;/strong&gt; Cela peut sembler dr&#244;le dans un monde d&#233;shumanis&#233; comme le n&#244;tre, mais &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;de nombreux futurs m&#233;decins pensent encore comme &#231;a&lt;/strong&gt;. Je vais m&#234;me m'installer dans un petit village perdu au milieu de nulle part, car moi qui connais la campagne, je peux vous dire que ce n'est pas &quot;ringard&quot;. Je laisse la vie tr&#233;pidante et pollu&#233;e aux autres. Il y a de la place pour tout le monde, de toute fa&#231;on. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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